Jeu de mots d’enfant!

Ma fille, la charmante (la plupart du temps) Z-K, du haut de ses deux ans et demi m’a bien fait rire l’autre matin alors que nous écoutions la chanson “La poupée qui fait non”.

Z-K chantait au rythme de la chanson tout en agitant son petit doigt pour faire “non, non, non” quand tout à coup elle s’est arrêtée pour me dire:

“Elle est chiâleuse sa poupée”

Rien à ajouter…

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Fibromyalgie, tu me fais rire: un blog à lire!!

Voici le site d’une très bonne amie à moi, qui doit composer tous les jours de sa vie avec la fibromyalgie. Avec beaucoup d’humour, elle nous fait découvrir cette maladie encore trop peu connue et qui perturbe la vie de nombre de gens.

Avec sa plume unique et géniale, elle nous fait du bien en nous parlant de son mal:

http://fibromyalgietumefaisrire.over-blog.com/

Allez le lire! Go! Go! Go!

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Justine attend sa maman

Montréal, toujours cet été à la fin des années ’70…

Ça fait beaucoup de jours que Justine n’a pas vu sa maman. Elle aimerait bien savoir où elle est. Elle lui manque beaucoup. Elle l’aime tellement. Quand elle n’est pas malade, elle est tellement formidable et drôle.

Son papa n’est pas là souvent et quand il est là, il semble tellement sérieux. Il lui sourit mais elle sait qu’il est sérieux malgré tout. Et quand elle lui pose des questions sur sa maman, il ne répond pas. En fait, il lui parle mais elle ne sait toujours pas où est sa maman.

Quand il parle à d’autres adultes, il parle tout bas. Justine essaie d’entendre ce qui se dit mais elle n’y arrive pas. Elle sait qu’ils discutent d’elle et de sa maman.

La cousine de papa, qui habite en haut, veille sur elle lorsqu’il est parti. Il travaille tellement à cause des « zoulimpic », elle ne le voit pas beaucoup. Souvent Justine va dans sa maison à elle plutôt que de rester en haut. En fait, elle est très souvent seule.  Elle essaie même de se préparer des repas toute seule mais ce n’est pas facile quand on n’est pas grande. Il faut toujours grimper sur des chaises pour atteindre les ingrédients, la vaisselle et le dessus du poêle. Elle ne se sert que du four que sa maman lui a appris à utiliser. Et comme elle ne sait pas lire, il lui arrive de faire des drôles de mélange, comme lorsqu’elle a mélangé le pouding aux fraises avec le sel. Ça goûtait très mauvais!

Un soir, son papa revient avec une poupée blonde pour elle. Justine croit que son cœur va exploser tellement elle est heureuse. Elle va avoir une amie pour jouer avec elle et Minou Gris.

Elle se sent tellement seule. Les adultes ne lui donnent pas de réponses et elle a l’impression qu’ils ne l’entendent pas quand elle parle. Il n’y a que Mademoiselle Camille à la garderie qui l’écoute vraiment et avec qui elle se sent bien. Mais comme elle n’y va pas très souvent, elle s’ennuie de Mademoiselle Camille.

La dernière visite à la garderie a été très difficile pour Justine. Elle s’ennuyait tellement de sa maman qu’elle s’est mise à pleurer en l’appelant. Deux petits garçons pas très gentils lui ont dit : « Ta maman est morte. » « Nooooooooon! » a crié Justine en pleurant encore plus fort. Et ils ont continué à lui répéter que sa maman était morte. Justine a éclaté. Elle s’est mise à courir vers la fenêtre et à frapper très fort dans le moustiquaire. Le moustiquaire est tombé en bas dans la rue, les garçons ont crié à Justine : « Tu as tué deux bonnes sœurs avec ton moustiquaires!!! ».

« Noooon! C’est pas vrai! » pleure Justine mais les deux garçons continuent à lui dire qu’elle l’a fait et à la tourmenter. Justine pleure, frappe dans le vide, crie, elle est hors d’elle-même, elle n’a plus le contrôle de rien…

Mademoiselle Camille arrive en courant, chasse les deux garçons et prend Justine par le poignet, Justine se calme tout de suite et elle se blottit dans les bras de Mademoiselle Camille. Celle-ci la prend et la berce doucement. Justine s’endort, épuisée.

Lorsqu’elle se réveille, elle est enroulée dans un drap sur un matelas de sieste. Son papa est là, l’air très soucieux. Il discute avec Mademoiselle Camille et le directeur de la garderie. Justine se sent honteuse. Son papa va être déçu qu’elle soit autant emportée. Mais il ne dit rien. Il la ramène à la maison à vélo comme d’habitude. Il prépare son souper et lui donne son bain. Il est tout en douceur ce soir-là. Il lui chante une berceuse avant son dodo :

« C’est la petite fille qui est très très gentille,
Elle est très très gentille, la petite fille… »
 
Justine s’endort en serrant Minou Gris qui ronronne dans ses bras. Elle ne sait toujours pas où est sa maman mais au moins elle a Minou Gris avec elle.
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Une journée dans la vie de Justine

Montréal, un été à la fin des années ’70…

Justine a 5 ans à peine. Justine est une petite fille pleine de vie avec son rire, ses blagues, son petit caractère et sa sensibilité.

Justine seule dans une grande maison avec des chats. Beaucoup de chats. C’est l’été, il fait chaud. Il fait si chaud en ce mois d’août que les chats ont des puces. Tellement de puces en fait que même Justine se fait piquer. Pas beaucoup mais ça lui gratte autour des mollets et des coudes.

C’est l’heure du dîner. Justine a faim. Elle aimerait manger mais elle ne sait pas quoi. Elle ne sait pas quoi parce que toute la nourriture qu’elle a sortie est sur la table de la cuisine et elle n’y trouve rien de comestible. Soit parce que c’est en train de moisir ou parce qu’il y a des tâches noires dans les pots. Les puces, portées par les chats, sont tombés dans la nourriture. Et Justine sait qu’elle ne veut pas manger de puces.

Hier, elle a mangé un tube de crémage à gâteau. Elle l’a trouvé au fond de la dépense. Il était rose et c’était sucré. Sauf que là, il est vide.

Son papa d’amour n’est pas là. Il n’est pas là souvent dernièrement. Il travaille beaucoup sur les « zoulimpic » et il part très tôt le matin et reviens très tard le soir. Les autres enfants de la ruelle ne viennent jamais chez elle. Leurs parents n’aiment pas ça.

La maman de Justine est là. Enfin presque. Elle est couchée sur son lit presque toute la journée avec une grosse cruche dont elle boit constamment. Quand la cruche est vide, elle fait un téléphone et un monsieur en amène une autre. Des fois, elle se lève et marche un peu tout croche jusqu’au four et mets un « TV Dinner » en alu dedans. Elle montre à Justine l’horloge et lui dit : « Quand la grande aiguille est là, tu mets les mitaines, tu sors le « TV Dinner » du four et tu tournes la poignée ici jusque-là pour arrêter le four ». Elle repart dans la chambre pour continuer à boire.

Des fois, elle appelle Justine dans sa chambre et quand Justine y va, elle lui parle de plein de choses que Justine ne comprends pas. De son papa, des hommes, de sa mère, de son amour, de sa peine. Mais Justine est trop petite pour comprendre tout et elle voudrait juste aller jouer.

Mais il n’y a personne et sa maman ne peut pas jouer avec elle comme avant. Comme la fois où elle a découpé des « Big Birds » et des « Cookies Monsters » pour lui apprendre à compter. Depuis longtemps maintenant, sa maman ne joue plus. Elle boit sa cruche, pleure, fume et dort.

Avant que maman ne soit plus capable de sortir, elle sortait avec Justine des fois. Mais ce n’était pas très amusant. Elles allaient chez un « monsieur » et on l’assoyait devant la télé. Ça, ça lui plaisait car la télé chez elle ne fonctionne plus depuis un moment. Des fois, elle voyait que sa maman allait dans la chambre du monsieur et qu’elle était toute nue avec lui. Justine n’aime pas ça. Ça la mets très inconfortable. Elle ne sait pas pourquoi mais elle n’aime pas ça bon.

Justine aimerait bien aller à la garderie. Mais son papa part trop vite le matin, il l’oublie à la maison. Il lui a dit qu’il est trop tôt, que la garderie n’est pas ouverte.

Alors, Justine a faim, elle est seule et elle s’ennuie. Si elle veut sortir pour aller jouer dans la cour, elle doit passer très bas car sinon sa maman va la voir dans le miroir de sa chambre et l’appeler pour lui parler.

Elle se demande quand les choses vont changer… Elle ne sait pas que, bientôt, elles vont changer mais pas pour le mieux…

C’est maintenant l’après-midi et il fait tellement chaud. Tout colle à la peau de Justine : les poils de chats, la saleté, la sueur, ses vêtements. Elle a envie d’air frais et décide de passer à quatre pattes dans le corridor pour que sa maman ne l’appelle pas. Elle se rend jusqu’à la porte et sort dans la cour arrière. Elle continue jusqu’à la porte en bois de la cour et passe dans la ruelle. D’autres enfants y jouent, elle se joint à eux. Pour quelques heures, elle se sent moins seule.

Elle entend les cloches de l’église et sait qu’il faut rentrer à la maison. Elle y retourne discrètement mais en entrant dans la maison, elle a le sentiment que quelque chose n’est pas normal. Elle marche jusqu’à la chambre de sa maman. Elle est toujours couchée sauf que ce n’est pas comme d’habitude. Justine s’approche et voit qu’elle est toute pâle. Justine lui touche mais elle ne réagit pas. Elle ne sait pas pourquoi mais elle sait qu’il y a un problème. Elle a besoin d’un adulte pour l’aider. Que faire?

Elle décide de monter au troisième étage car elle entend la musique du locataire. C’est une grande personne, il saura quoi faire. Elle cogne, il arrive à la porte. Elle le regarde et lui dit : « Ma maman ne bouge plus. ». Il sort dehors rapidement et l’accompagne au travers du hangar pour redescendre chez elle.

Il entre dans la maison et cherche la maman de Justine. Lorsqu’il la trouve, il lui parle, lui touche l’épaule mais elle ne réagit pas. Il prend le téléphone et parle à quelqu’un : « C’est une femme dans la trentaine, elle ne réagit pas, c’est urgent! ».

Justine ne comprend pas très bien ce qui se passe. Elle voit tout se dérouler comme si elle regardait la télévision. Des policiers arrive, une autre locataire, des monsieurs en blanc et gris qui mettent sa maman sur un lit roulant et l’attachent. Celle-ci se débat mollement et crie mais Justine ne comprends pas les mots. Elle a peur, elle ne comprends pas ce qui arrive et personne ne lui dit rien. Elle suit les monsieurs et sa maman jusqu’au balcon avant. Ils mettent le lit roulant dans une ambulance et ferment les portes. Justine veut les suivre mais la locataire la retient et la prends dans ses bras.

L’ambulance part et Justine reste avec la locataire, qui est la cousine de son papa d’ailleurs. Celle-ci lui donne à manger et prends soin d’elle mais la petite fille aimerait tellement comprendre ce qui arrive.

Ça fait maintenant un bon moment que le soleil est couché. Justine est réveillée par la voix de son papa. Il parle avec sa cousine, prends Justine dans ses bras et la ramène, en bas, à la maison. Il la couche dans son lit à elle. Il parle peu mais doucement. Cette nuit-là, il dort dans le salon.

Justine revoit sa journée, se demande ce qui est arrivé à sa maman et si elle reviendra bientôt. C’est vraiment compliqué de comprendre les grandes personnes, c’est plus facile de comprendre les chats. Justine serre son Minou Gris dans ses bras et se rendort enfin vers une autre journée.

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Haiti, my friend

 

Three things you should know about me:

  1. When I was little, I used to confuse brown and gray
  2. In 1976 I was 5 years and it was one of the worst summers of my life
  3. When I was little, I use to go to a Haitian daycare center

In 1976, my mother fell into a coma that lasted 3 weeks and my father never really explained what was happening. So, I was a little girl lost and sad. And it’s at the daycare in the arms of Miss Camille that I found comfort. It was her gentleness and kindness that put balm on all of my worries. I remember one evening in particular, after a big crisis where I had cried all of my little heart out, Mr. Thomas, the owner the center had taken upon himself to speak to my father. A few days later, I visited my mother alive and well at the hospital. Finally I had some answers!  I’ll never know what had been said to my father but I know that this intervention on top of my mother’s doctor intervention helped me to be reunited with her.

For me, the Haitians are synonymous of comfort. The little girl in me will never forget this gift that I was given amidst the storm of my 5th year on this planet. Besides, I always had this feeling protective of my Haitian friends, a kind of intolerance to human stupidity. When people would tell me: “You go to daycare with your little black friends?” I could not understand why adults insisted on saying they were black, while their skin was this beautiful brown color so I corrected them systematically: “They are not black, they are gray!”  I meant that they were brown, but since I confused gray and brown, it came out that way! There were my friends, my protectors and I wanted people to take care of them as they would.

Since Wednesday morning, I am glued to my TV, Internet and newspapers. And I’m trying to understand, I just can’t wrap my head around it. I know there are no answers. The only answer is the one I have been taught by the people of Haiti: if everything collapses, you build it all over again. That’s all. So now, I want to return some of the comfort that they gave me when I did not know where my mom was. I don’t want anyone to forget that they will need help not only now, but also in the months and years to come. Haiti is my friend. So I’m doing what I can. I donated money and I want you to do the same. I’m asking you to help me comfort them in return.

To donate, please click on the link below which will take you to the top of the Red Cross assistance to Haiti.

https://secure.e2rm.com/registrant/donate.aspx?EventID=43149&LangPref=en-CA

Haiti, I love you.

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Haïti, mon amie

Trois choses que vous devez savoir sur moi :  

  1. Quand j’étais petite, je confondais le brun et le gris
  2. En 1976, j’avais 5 ans et c’était l’un des pires étés de ma vie
  3. Quand j’étais petite, j’allais dans une garderie haïtienne

En 1976, ma mère est tombée dans un coma qui a duré 3 semaines et mon père ne m’a jamais vraiment expliqué ce qui ce passait. J’étais donc une petite fille perdue et triste. Et c’est à la garderie dans les bras de mademoiselle Camille que je trouvais du réconfort. C’est sa douceur et sa gentillesse qui ont mis du baume sur mes inquiétudes. Et je me rappelle de ce soir où après une grande crise de larme, M. Thomas, le propriétaire de la garderie avait pris sur lui de parler à mon père. Quelques jours plus tard, je retrouvais ma mère vivante à l’hôpital. Enfin des réponses! Je ne saurai jamais ce qui a été dit à mon père mais je sais que c’est cette intervention additionnée à celle du médecin de ma mère m’ont permis de la retrouver.

Depuis pour moi, les haïtiens sont synonymes de réconfort. La petite fille en moi ne pourra jamais oublier cet oasis qui m’a été donné au milieu de la tempête de mes 5 ans.

D’ailleurs, j’ai toujours eu ce sentiment protecteur envers mes amis haïtiens, une sorte d’intolérance à la bêtise humaine. Quand les gens me disaient : « Tu vas à la garderie avec tes p’tits amis noirs?? ». Je ne comprenais pas pourquoi les adultes s’acharnaient à dire qu’ils étaient noirs alors que leur peau avait cette belle couleur brune donc je les corrigeais systématiquement : « Ils ne sont pas noirs, ils sont gris! ». Je voulais dire qu’ils étaient bruns mais comme je confondais les couleurs, je disais gris!

C’était mes amis, mes protecteurs et je voulais qu’on prenne soin d’eux comme ils avaient pris soin de moi. Et je l’ai fait toute ma vie à toutes les fois où j’ai pu.

Depuis mercredi matin, je suis agglutinée à mon téléviseur, à Internet et aux journaux. Et j’essaie de comprendre. Je sais qu’il n’y a pas de réponse. Que la seule réponse est celle que m’ont enseignée les gens de ce pays : si tout s’écroule, on reconstruit. Un point, c’est tout.

Alors encore une fois, je veux retourner une partie du réconfort qu’ils m’ont donné quand moi je ne savais pas où était ma maman. Je veux que personne n’oublie qu’ils auront besoin d’aide pas seulement maintenant mais aussi dans les mois, les années à venir.

Haïti, c’est mon amie. Alors, je fais ce que je peux. J’ai fait un don et je veux que vous fassiez de même. Je vous le demande. Aidez-moi à les réconforter à mon tour.

Pour faire un don, veuillez cliquer sur le lien ci-dessous qui vous amènera à la page de La Croix-Rouge pour l’aide en Haïti.

https://secure.e2rm.com/registrant/donate.aspx?EventID=43149&LangPref=fr-CA

Haïti, je t’aime.

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À propos des humains et des relations

Depuis quand sommes-nous entrés dans cette ère de consommation? Il semble dernièrement que tout le monde magasine pour une meilleure offre, surtout dans leurs relations.

Plusieurs d’entre nous commencent leurs relations avec une liste de critères que leur partenaires doivent absolument avoir. La pression et les attentes sont si hautes que nous ne pouvons qu’échouer dans notre effort de satisfaire tous ces critères.

À une certaine époque, notre choix de partenaires était défini par leur santé ou leurs moyens financiers. C’était une époque de survie et c’était tout à fait logique de faire un choix basé sur de tels critères. Toutefois, malgré ce, les gens n’abandonnaient pas leur relation à la première difficulté.

Nous somme maintenant dans une époque de magasinage compulsif où nous jetons facilement parce que nous avons cette conviction que nous pouvons trouver mieux, que nous pouvons trouver quelqu’un « sur mesure ». Trouver un(e) partenaire est devenu un sport extrême où nous cherchons toujours une plus grande poussée d’adrénaline, un être encore plus ultime pour nous.

Notre excuse pour agir ainsi? « J’ai été blessé », « J’ai été brûlé ». Une citation d’Alan Ball en dit long sur le sujet : « Tu t’accroches à ta peine comme si elle signifiait quelque chose, comme si elle valait quelque chose ».

Bien, c’est triste, messieurs, dames, mais c’est la vie : la vie fait mal, aimer fait mal. Seul les lâches et les perdants jettent la serviette facilement. Les gens forts restent et y travaillent jusqu’à ce que plus rien d’autre ne puisse être fait pour sauver la relation.

Ceux-ci sont les vrais gagnants.

(Pour Diane)

 

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The thing about humans and relations

When did we enter did this world of consumption? It seems to me lately that everyone is “shopping” for a better deal, especially in relationships.

It seems that a lot of us enter relationships with a checklist of all the items their partner must meet. The pressure and the expectations are so very high that we can only fail at being the one that meets all of those criteria.

There was a time when people we settling for someone healthy or with means. Those were times of survival and it was logical to act accordingly. Still in those years, people were not quitting the relationship at the first sign of trouble.

We are now in the world of shopaholism where we throw away easily because we have this conviction that we can find better, that we can find someone more tailored to our needs. Finding someone has become some kind of extreme sport where we aim at finding a better adrenaline rush, a more ultimate someone.

And excuse for doing so? “I’ve been hurt in the past”, “I’ve been burnt”. A quote from Alan Ball says a lot about this: “you hang on to your pain like it means something, like it’s worth something”

Well, tough luck people: life hurts, love hurts. Only quitters and losers throw away the towel easily. Real strong people stay and work things out until nothing else can be done about the relationship.

Those are the real winners.

(For Diane)


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Sad news

This morning, I have learned that Selymen, the big white fluffy cat that you can see on this picture has passed away at the age of 11 years old. I am extremely sad because I had left him in my mother’s care and was not at his side when he left this world.
 
I know that Selymen has touched many lives with his almost human-like ways and his very own and unique seductiveness.
 
Selymen my beautiful pussycat, I hope you will keep on watching over me from above and that every now and then you will meow "Mommy" to warm up my heart. 
 
I love you Selynou.
 
Your two-paws mom.
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Nouvelle triste

Ce matin, j’ai appris que Selymen, le gros chat blanc que vous voyez sur cette photo, est décédé à l’âge de 11 ans. Je suis très triste parce que j’avais confié ce chat que j’adorais à ma mère et je n’étais pas à ses côtés quand il est parti.
 
Je sais que Selymen a touché beaucoup d’humains avec son caractère presque humain et sa façon de vous séduire bien à lui.
 
Selymen mon beau minou, j’espère que tu continueras à veiller sur moi de là haut et que tu miauleras "Maman" de temps en temps pour me réchauffer le coeur…
 
Je t’aime mon Selynou.
 
Ta maman à 2 pattes
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